- Jun 22, 2025
Pourquoi ton business rame alors que tu fais tout “comme il faut”
L’école t’a menti. Les formations aussi. Et peut-être que moi aussi, un peu.
On t’a appris à suivre des étapes. À faire les choses dans le bon ordre. À croire qu’un système clair, bien structuré, suffisait pour réussir. Et pourtant, malgré toute ta rigueur, malgré tous les efforts que tu déploies… ça coince.
Tu fais tout “comme il faut”, mais les résultats ne sont pas au rendez-vous.
Pas de ventes. Pas de retours. Pas de vraie clarté sur ce que tu construis.
Alors tu doutes. Tu te demandes si t’as loupé une étape. Tu charges encore plus ton assiette, déjà pleine à craquer, d’actions pas toujours utiles. Et à force, tu finis par te demander si le problème, ce n’est pas toi.
Si tu n’as pas “l’essence” de l’entrepreneur. Si ton projet vaut vraiment le coup. Si t’as ce qu’il faut, toi, pour y arriver. Tu doutes de ton idée. De toi. De tout.
Mais laisse-moi te dire une chose : le problème, ce n’est pas toi.
Le problème, c’est le système.
C’est cette logique absurde qui te pousse à croire que cocher des cases suffit. C’est cette structure éducative et entrepreneuriale qui valorise le visible, le mesurable, le quantifiable… au détriment du vrai travail.
Et j’aimerais t’en parler ici, aujourd’hui. Parce que ce changement de perspective m’a débloquée. Quand j’ai compris ce qui distingue une illusion productive d’une vraie action utile, j’ai arrêté de m’épuiser.
J’ai retrouvé de la confiance. J’ai obtenu des résultats. Et surtout, j’ai recommencé à construire quelque chose de vivant.
Dans cet article, on va parler de :
Ce qu’est une illusion productive, et pourquoi on tombe tous dedans
Les mécanismes mentaux qui nous y enferment — la pensée magique et la confusion entre pratique visible et pratique invisible.
Et je te partagerai 4 exemples hyper concrets d’illusions productives dans lesquelles je suis tombée, et qui pourraient bien t’empêcher de faire décoller ton projet.
1. Créer du contenu… pour créer du contenu
C’est approprié que je commence par cette illusion-là. Parce que la semaine dernière, je t’ai justement envoyé une newsletter pour te dire que l’article que tu es en train de lire aujourd’hui… n’était pas prêt.
“Il ne claquait pas encore assez.”, je t’ai dit.
Et donc j’ai décidé de ne rien publier. Parce que je refuse de faire du contenu juste pour cocher la case “j’ai publié”. Et pourtant, si tu lis ça, tu as probablement entendu (et réentendu) ce message mille fois :
“Pour exister sur le web, il faut créer du contenu.”
Des articles, des podcasts, des posts LinkedIn, des vidéos YouTube, des Reels, des newsletters, encore, encore, encore.
Et soyons clairs : je ne suis pas contre le contenu. C’est même, selon moi, la manière la plus éthique de faire connaître ton activité de formation ou de coaching.
Mais seulement si tu sais pourquoi tu le fais.
L’illusion productive ici, c’est de créer du contenu juste pour créer du contenu. C’est de se dire qu’il faut poster chaque semaine sur chaque plateforme, peu importe ce que tu racontes. Tu commences à aligner des formats, à recycler des idées déjà vues, à suivre des templates trouvés sur YouTube, à produire à la chaîne…
Et tu crois que, puisque tu publies, les résultats vont venir.
Quand ça ne marche pas, tu te dis que c’est parce que t’en fais pas assez. Donc tu crées encore plus. Et tu t’épuises.
Tu fais du contenu, mais :
Tu ne sais pas vraiment ce que tu veux dire.
Tu redis des choses entendues 100 fois.
Tu fais des posts qui pourraient être signés par n’importe qui (ou par une IA mal briefée).
Et le résultat est toujours le même : zéro impact.
Parce que t’as oublié un truc fondamental (qui fait partie des principes essentiels de la réussite sur le web) :
Le contenu, ce n’est pas une production. C’est une prise de position.
Et si tu fais partie des gens qui, malgré une activité constante, n’ont que peu de résultats… il est probable que tu sois en train de produire sans t’arrêter pour penser.
C’est exactement ce que je vois en coaching : des entrepreneurs fatigués, hyperactifs, qui créent du contenu toutes les semaines, mais qui n’ont jamais pris le temps de se demander ce qu’ils ont réellement à dire.
Quel message ils portent. Quelle idée ils défendent. Et surtout : à qui ils parlent. C’est là que tu fais la différence.
Pas dans le design de ton carousel. Pas dans la régularité. Dans ce que tu oses formuler. Ce que tu choisis d’exprimer.
Sinon, tu ne fais que rajouter du bruit dans un système qui n’en manque pas.
2. Travailler son image de marque… en pensant que c’est une palette de couleurs
J’ai un combat personnel contre l’obsession de l’esthétisme. Contre le réflexe quasi pavlovien de créer un logo, de choisir des couleurs, de tester des typos… comme première étape de création d’un business.
Ce qui peut sembler ironique — voire carrément hypocrite — quand on sait qu’une partie de mon chiffre d’affaires vient de la création de sites web pour d’autres.
Mais justement : c’est parce que je suis en plein dedans que je vois à quel point cette illusion est répandue. Et surtout, à quel point elle est dangereuse.
Quand je parle design avec un client, la conversation part trop souvent dans ce sens : “Quelle couleur ? Quelle typo ? Quelle ambiance ? Quelle animation sur le bouton ?” Et rarement : “Qu’est-ce que je veux dire ? À qui ? Avec quelle voix ? Quelle idée forte ?”
L’illusion productive, ici, c’est de croire que ton image de marque, c’est ce qu’on voit. Alors que ta vraie image de marque, c’est ce qu’on comprend de toi après t’avoir lu, entendu, ou regardé.
Encore une fois : il faut arrêter avec cette obsession des jolis sites, les gens ne viennent pas pour la beauté de ton site.
Ils viennent pour :
Ce que tu sais.
Ce que tu proposes.
Ce que tu défends.
Ce que tu changes chez eux.
Et je ne te dis pas que le design ne sert à rien. Il peut renforcer une idée, poser une ambiance, aider à orienter la lecture. Mais si tu ne définis pas le fond d’abord, alors tout ce que tu vas faire sur Canva, ce sont des déguisements.
Je vais peut-être (encore) tomber dans le politique, mais l’esthétisme avant le fond, c’est un problème de société. C’est comme ces gens qui adoptent une idéologie parce qu’ils aiment le look qui va avec. Ils copient la surface. Ils miment les signes extérieurs de sens. Mais à l’intérieur, c’est vide.
Et dans l’entrepreneuriat, c’est pareil : si tu passes ton temps à fignoler ta palette de couleurs sans jamais te demander ce que tu veux dire… tu vas finir avec une marque qui a “l’air pro”, mais ne l’est pas.
3. Construire un second cerveau… et y perdre le tien
C’est, sans doute, l’illusion productive qui m’a fait le plus de mal. Celle qui a été pensée pour moi. Mon coin de l’enfer personnel. Parce que le second cerveau, c’est pile à l’intersection entre deux de mes zones de passion : la technique et l’organisation.
Et si tu me suis depuis un moment, tu as peut-être remarqué que depuis quelques mois, je parle beaucoup moins d’outils. Moins de “trucs et astuces sur Notion ou ChatGPT”.
Pas parce que ça ne m’intéresse plus. Mais parce que je sais maintenant à quel point ça peut te détourner du vrai travail.
C’est quoi, un second cerveau ?
Un second cerveau, à la base, c’est une super idée. C’est un espace (souvent numérique) dans lequel tu centralises toutes les infos qui comptent pour toi : tes notes, tes lectures, tes idées, tes systèmes, ta vie si tu veux.
C’est ton espace de mémoire externe, structuré à ta sauce, pour retrouver, connecter et nourrir ta pensée. Et quand tu vends des idées, que tu construis des formations, que tu aides les gens à réfléchir… ça a du sens.
Le piège, c’est qu’en cherchant à construire ce système, tu peux t’y perdre complètement.
Tu tapes “comment créer un second cerveau” sur Google, et là, c’est fini. Tu tombes dans des systèmes : PARA, Zettelkasten, Slip-box, Obsidian, Notion, Tana… Tu passes des heures à regarder des comparatifs, à tester des outils, à créer des bases de données que même la NASA ne pourrait pas maintenir.
Et très vite, tu n’es plus en train de penser. Tu es en train de paramétrer ton interface.
C’est le piège de :
la pratique visible (avoir un système, l’application de prise de note, les couleurs, l’organisation)
VS la pratique invisible (réfléchir, comprendre, développer).
Construire un système de notes n’est pas réfléchir. Ce n’est pas créer. Ce n’est pas écrire. Ce n’est pas faire le travail. C’est se préparer à penser, sans jamais entrer dans la pensée.
Et toute cette énergie que tu déverses dans ce système, tu aurais pu l’utiliser pour…
Écrire un article.
Formaliser une idée.
Créer un concept.
Trouver une réponse à un vrai problème.
Je ne dis pas que c’est inutile (j’ai très envie de te faire une formation sur le sujet, parce que c’est HYPER intéressant). Mais si tu ne te demandes jamais : “Est-ce que je suis vraiment en train de penser là ?”
Alors tu risques de passer ta vie à construire une bibliothèque dans laquelle tu n’écriras jamais un seul livre. Et ça, c’est plus qu’une perte de temps. C’est une perte de sens.
(PS : j’en parle aussi ici, sur mon Substack, dans ‘Être amoureux de l’idée d’être passionné’. Le lien est là si tu veux creuser.)
4. Se former encore (et encore) et ne jamais rien en faire
Cette illusion productive-là est peut-être la plus pernicieuse de toutes. Et aussi la plus systémique.
Parce qu’elle est encouragée par le monde de l’entrepreneuriat, par les formateurs, les créateurs de contenu — et donc, par moi aussi. C’est une partie vulnérable de mon business, une tension permanente que j’essaie d’avoir en tête quand je construis mes formations. Je fais tout pour ne pas la renforcer. Mais je sais que malgré moi, je participe à ce système.
Et justement, c’est pour ça que j’ai besoin de t’en parler franchement ici.
L'idée que ”pour devenir meilleur, il faut apprendre comment faire les choses bien”.
Et ce n’est pas faux. Tu veux apprendre, passer un cap, découvrir un nouveau sujet ? Te former est souvent une très bonne idée. Mais le problème vient de la forme que prend cette formation.
Pour transmettre de manière organisée, on doit passer par la case ‘formalisation’. Ça veut dire qu’on t’enseigne souvent via des étapes.
Étape 1, étape 2, étape 3.
Et ces formats-là, ils fonctionnent bien :
D’un point de vue marketing : c’est ce qui se vend.
D’un point de vue pédagogique : c’est ce qui se comprend le plus vite.
D’un point de vue culturel : c’est ce qu’on attend d’une formation.
Le souci, c’est que tout ça nourrit une pensée magique :
“Si je suis les étapes dans l’ordre, ça va marcher.”
“Si je fais tout comme on m’a dit, j’aurai les résultats promis.”
Sauf que ça ne marche pas souvent comme ça.
Les gens qui obtiennent des résultats exceptionnels, ce ne sont pas ceux qui suivent des checklists. Ce sont ceux qui comprennent les principes, qui adaptent, qui interrogent leur propre fonctionnement, qui testent. Ce sont ceux qui bricolent intelligemment dans leur contexte.
Mais ça, on ne peut pas vraiment l’enseigner.
C’est pas sexy. C’est pas “vendable”. Et c’est pas instantané.
Donc, quand tu arrives dans l’entrepreneuriat, tu continues sur ce modèle. Tu cherches les étapes. Tu veux qu’on te dise quoi faire, dans quel ordre, avec quels outils.
Et c’est là que tu tombes dans le piège.
Tu passes ton temps à accumuler des formations, des méthodes, des systèmes (pour avoir les bonnes étapes). Tu cherches à tout comprendre avant d’agir (telle étape avant telle étape). Tu restes dans la théorie, dans l’action structurée. Tu es sage, en fait.
Et tu retardes, encore et encore, le vrai boulot. Celui qui ne s’apprend pas dans un module vidéo. Celui qui commence par une question simple :
Qu’est-ce que je veux faire, vraiment ? Et qu’est-ce que je suis prêt à tester pour y arriver ?
Parce que c’est ça, la vraie sortie de l’illusion productive de la formation. Pas “devenir un bon élève” mais devenir un bon penseur. Pas suivre une méthode magique, mais comprendre ce qu’il y a derrière — et le faire à ta sauce.
Entreprendre, en fait.
Et les formations deviennent d’autant plus transformatrices quand tu les vois comme des façons de COMPRENDRE des principes, plutôt que comme des cartes au trésor.
Reconnecte-toi à ta pensée, libère ton projet
Si tu es arrivé jusqu’ici, je veux que tu saches une chose : ce qui se joue dans ces illusions, ce n’est pas ton talent, ce n’est pas ta bonne volonté.
C’est un piège global, culturel, éducatif, entrepreneurial, qui te pousse à rester dans les clous, à cocher des cases, à croire que la méthode est plus importante que la pensée. Mais le déclic que ça m’a fait — et que j’espère que ça t’a fait aussi — c’est que la liberté créative, c’est la vraie puissance.
Quand tu prends le temps de te poser des questions essentielles :
Pourquoi je veux créer ce contenu ?
Quelles idées est-ce que je veux porter ?
Comment interpréter ces principes pour qu’ils aient du sens dans ma réalité ?
Ça demande de sortir du pilote automatique. De refuser la facilité. D’accepter un peu de chaos. Oui, c’est plus exigeant. C’est moins confortable. Mais c’est authentique. Et c’est là que ton business prend du sens.
Si tu veux aller plus loin…
Mes consultations sont ouvertes si tu veux qu’on creuse ensemble : “Qu’est-ce que toi, tu devrais vraiment dire ? Quelles idées sont prêtes à sortir ?”
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Tu peux aussi (re)découvrir ces articles qui développent d’autres illusions qu’on a combattues ici :
Tunnel de vente : la tyrannie du tout-ou-rien systématique
Fausses bonnes idées : l’art de se croire malchanceux quand on applique des méthodes à l’aveugle
Et si tu veux un tour complet de comment je construis un business en ligne sans t’épuiser, télécharge gratuitement mon guide Comment créer un business en ligne qui va pas te pourrir la vie (le formulaire est juste en dessous).
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