- Oct 16, 2025
Comment vendre sans devenir insupportable
Lancer son business en ligne, c’est grisant. L’adrénaline du “je me lance”, les to-do listes colorées, l’énergie des idées plein la tête… Jusqu’à ce qu’un mot vienne tout faire vriller : vendre.
Et là, tout à coup, on recule. On se fige. On fronce les sourcils.
Parce qu’on associe “vendre” à tout un tas d’images pas franchement glamour :
Le vendeur de tapis qui parle trop fort,
Le marketeux à chemise flashy et sourire douteux,
Le marchand sur le marché qui hurle à l’étalage comme si sa vie en dépendait.
Bref, pas toi. Pas ce que tu veux devenir. Et je te comprends.
Mais voilà le twist : tu n’as pas besoin de devenir cette personne-là pour vendre. Tu n’as pas besoin de forcer, de manipuler, ou de devenir un robot à slogans.
Ce qu’il te faut, c’est comprendre ce qu’est la vente (ce n’est pas ce qu’on t’a laissé croire), et surtout comment le faire sans t’aliéner ton audience ou ton reflet dans le miroir.
Dans cet article, on va détricoter cette peur-là. Je vais te montrer comment tu peux vendre avec impact, avec intégrité, et sans devenir insupportable (sans transformation en gourou du marketing).
1. Arrêter de jouer un rôle
Le plus gros blocage quand il s’agit de vendre ? C’est qu’on croit qu’il faut devenir quelqu’un d’autre.
On pense que vendre, c’est enfiler un costume de “vendeur professionnel” et réciter une formule magique du style : “Voici les bénéfices + l’ancrage de prix + l’appel à l’action irrésistible = vente assurée !” Et du coup, on part en quête du template parfait, du swipe file sacré, du modèle de page de vente qui convertit à 17,4%. (des trucs utiles… mais ça dépend comment tu les utilises.)
Le piège, c’est de croire que pour vendre, tu dois te transformer. Que tu dois lisser ton style, formater ta voix, adapter ton vocabulaire, te maquiller en expert froid et ultra-structuré.
Tu deviens un sous-produit de toi-même. Et ça, ton audience le sent.
Parce que voilà la vérité : Si aujourd’hui des gens te suivent, te lisent, t’écoutent… ce n’est pas un accident. C’est parce que toi, tel que tu es, tu leur parles. Ta façon d’expliquer, ton énergie, ta vision, ton humour, ton histoire… Tout ça, c’est ce qui fait que ça clique.
Donc imagine : ils t’aiment bien toi, et tu essaies de leur vendre quelque chose en étant quelqu’un d’autre ? Forcément que ça ne marche pas.
Oui, je vais oser le mot (même s’il a été maltraité par la “culture d’entreprise”) : authenticité.
Il ne s’agit pas de jeter à la poubelle tous les conseils marketing, hein. Un bon framework peut aider, un bon titre peut accrocher, une structure peut clarifier. Mais la base doit rester : toi.
Et c’est un vrai parcours.
Quand je relis certaines de mes pages de vente (même d’il y a quelques mois), je me dis : “Mais c'est moi ça ?!” Pas toujours. En tout cas pas la version de moi qui écrit des contenus avec fluidité et plaisir aujourd’hui.
Et ce n’est pas un hasard si les pages de vente qui convertissent le plus sont celles où j’ai réussi à me lâcher. À être moi-même, dans toute ma logique, et mon ton naturel. Si tu es là, en train de lire ces lignes, il y a de grandes chances que tu sois là parce que tu aimes ma façon de dire les choses.
Et ça, ça vaut aussi pour ton audience. Ils sont là pour ta voix, pas celle d’un copywriter lambda.
Commence par ne pas devenir invisible.
2. Croire (vraiment) en ton produit
Bon. On a dit “reste toi-même”. Mais si toi-même, au fond, tu ne crois pas trop à ton produit… on a un souci.
Parce qu’aussi authentique sois-tu, si ton discours intérieur ressemble à : “Franchement… je ne suis pas sûr que ce que je propose serve à quoi que ce soit…” …eh bien ça va s’entendre. Et pire : ça va se ressentir.
Tu sais, ce petit fond de voix intérieure qui te dit : “T’es un imposteur. Tu fais genre mais t’as rien à dire. C’est bidon ton truc.” Ouais, cette voix-là. Elle rend toute tentative de vente pénible — pour toi ET pour ton audience. Elle te bouffe ton énergie, elle te rend maladroit, et elle sabote ton authenticité à la racine.
Alors voilà le vrai du vrai : tu dois croire en ce que tu fais.
Pas en mode “je vais changer le monde avec un modèle Notion”, mais croire que ton produit, ton offre, ton contenu… peut sincèrement apporter quelque chose à quelqu’un.
Si aujourd’hui tu sens que ce n’est pas encore tout à fait le cas, pas de panique, voici trois pistes pour remettre ton cap interne dans la bonne direction :
(Re)donne du sens à ta démarche
Commence par te rappeler pourquoi tu fais ça.
Et si t’as un petit trou de mémoire existentiel, je te recommande d’aller lire mon article sur “Pourquoi vendre tes idées en ligne est toujours une bonne idée” (il est te rappellera que tu n’es pas un escroc déguisé en entrepreneur).
Fais un vrai boulot de conviction personnelle
Pas besoin d’attendre d’être 100% illuminé. Parfois, on a besoin d’avancer pour croire, et pas l’inverse.
Mais amorce le travail en écrivant. Perso, ça m’aide toujours à organiser le bordel de ma tête.
Crée des produits qui ont un vrai fond
Et là, j’insiste : le fond, pas forcément la forme. Pas besoin d’avoir une landing page designée par Apple. Pas besoin d’un module vidéo avec des beaux titres qui s'animent et tout et tout.
Pose-toi plutôt les bonnes questions :
Est-ce que ce que je dis est utile ?
Est-ce que ça aide vraiment ?
Est-ce que j’ai réfléchi à la meilleure manière de transmettre ça ?
C’est cette exigence-là. Parce que vendre un truc dans lequel tu crois… ce n’est plus vraiment “vendre”. C’est juste proposer une solution sincère à quelqu’un qui en a besoin.
3. Raconter des histoires (les vraies)
Il y a une façon authentique, naturelle, puissante de vendre… que très peu de gens utilisent (ou osent utiliser). Et c’est tout simplement : raconter une histoire.
C'est puissant parce que c’est littéralement ce pour quoi on est câblés en tant qu’humains. On a été biberonnés aux histoires. On lit des livres, on regarde des films, on suit des séries. On aime quand ça raconte quelque chose. Pas besoin de motivation pour écouter une bonne histoire.
Et c’est pareil pour écrire : quand tu pars d’un récit vrai, l’écriture devient plus fluide, plus instinctive. Je vais te raconter un exemple perso (ça tombe bien.)
Il y a quelques années, sur Just French It (mon ancien site pour les apprenants de FLE), j’ai lancé un produit tout simple : une série d’exercices pour mieux entendre les sons du français. Ce produit-là, je ne l’ai pas inventé de nulle part. Il est né d’un coaching, d’un vrai échange avec une élève.
Elle m’a dit, très simplement : “Marie, j’arrive pas à comprendre quand les gens parlent. Je lis les mots, mais à l’oral, j’entends rien de tout ça. J’arrive pas à reconnaître les mots en fait.” En creusant, j’ai compris qu’elle n’avait pas de problème de vocabulaire. Elle avait un problème de sons.
Donc je lui ai créé une série d’exercices pour l’aider à reconnaître les sons du français à l’oral. Ça a tout changé pour elle.
Et tu sais quoi ? J’ai décidé d’en faire un produit…
J’ai écrit la page de vente en 25 minutes. Je l’ai commencée par cette anecdote. Ce moment sincère, vécu, concret. Et cette page de vente-là est celle qui a le mieux vendu, ever.
Je crois que j’ai fait 30 ou 40 ventes le premier jour, sans pub, sans tunnel compliqué, sans AI, juste moi et mes mots.
Et je suis convaincue que ce n’est pas le produit qui a fait le taf tout seul. C’est l’histoire. C’est le fait que ça parle à une vraie personne, que ça résonne, que c’est palpable.
Alors non, t’es pas obligé de faire toutes tes pages de vente sous forme de roman. Mais pour démarrer, pour te connecter à tes lecteurs, pour poser les bases d’une confiance sincère, commence par raconter une histoire. Une vraie. Une qui t’est arrivée. Une qui montre le “pourquoi” derrière ton produit.
Tu verras, ça change tout.
4. Comprendre que la vente, ce n’est pas un moment… c’est un système
Alors là, on va casser un mythe. La vente, ce n’est pas un événement spécial. Ce n’est pas un moment sacré où soudain, tu changes de ton, tu sors ton costume de vendeur et tu annonces : “Mesdames et Messieurs, aujourd’hui… c’est L’HEURE DE LA VENTE.” (lol).
La vente, c’est un processus. Un système. Une continuité. Et c’est justement là où beaucoup de gens se plantent.
Ils compartimentent tout :
Le moment où je crée du contenu
Le moment où je fais mes stats
Le moment où je vends
Comme si c'étaient des cases bien séparées sur un planning.
Les meilleurs vendeurs que je connaisse, ils ne “vendent pas” au sens classique.
Ils parlent simplement de ce qu’ils font, au bon moment, avec fluidité, et en étant toujours eux-mêmes. Pas de transformation magique en expert froid ou en télévendeur surexcité. Toujours le même costume : celui de la personne qui a un business en ligne, qui crée des choses utiles, et qui en parle avec naturel. Parce que c’est pertinent. Et parce que c’est logique.
Prenons un exemple que je connais bien : moi.
Si tu lis mes articles, que tu écoutes mes podcasts, tu remarqueras que je parle régulièrement de mes formations. Pas parce que j’ai activé le “mode vente”, mais parce que ça fait partie du sujet :
Je parle d’écriture ? Je te mentionne Blog Express.
Je parle de création de produit ? Hop, 30 jours pour créer un produit digital.
Je parle de pages de vente ? Forcément, je te parle de GPT PDV, mon assistant de rédaction pour vendre sans t’arracher les cheveux (on va en reparler).
Et pourquoi je le fais ? Parce que ça a du sens.
Tu n’as pas besoin d’un “lancement” pour parler de tes offres. Tu n’as pas besoin d’un tunnel, d’un décompte, d’un pop-up flashy. Tu as juste besoin d’une vision cohérente.
Et quand tu crois en tes produits, que tu les as pensés avec soin (cf. Principe 2), tu peux en parler naturellement, à tout moment. Parce que ce que tu dis, c’est vrai. Et que les gens qui ne sont pas prêts à acheter n’entendent pas ton message de la même manière que ceux qui le sont. Ils lisent. Ils prennent l’info. Ils continuent. Et puis un jour, ça clique.
Et c’est ça, le vrai système.
Pas une page de vente brillante sortie de nulle part. Mais un écosystème de contenus, d’idées, de références à tes offres.
Et le jour où quelqu’un est prêt, il achète. Parce que ce n’est pas la première fois qu’il en entend parler. C’est la troisième. Ou la cinquième.
5. Ne te cache pas : on n’est pas au marché noir.
Autre principe. Et pas des moindres. Arrête de te cacher. Assume que tu vends.
On n’est pas dans une backroom de marché noir ici, hein. Tu crées des choses utiles, qui peuvent sincèrement aider les gens. Alors… pourquoi murmurer ?
C’est fou comme, même aujourd’hui, il y a encore cette gêne presque palpable autour de la vente. Cette petite voix qui dit : “Faut pas trop en parler… faut pas trop pousser… les gens vont croire que je suis là pour l’argent…”
Mais oui, mon chou, tu es là pour l’argent. Et pour aider aussi. Et ces deux choses ne sont pas incompatibles
Et pourtant, parce qu’on a croisé un jour un twittos aigri ou un commentaire passif-agressif du genre “ah bah encore une formation, quelle surprise”.
Mais, si tu essayes de te cacher, tu perds les gens. Pas les râleurs (ceux-là ne t’auraient pas acheté de toute façon), mais les vrais clients potentiels. Ceux qui avaient juste besoin d’un petit signal pour se dire : “Tiens, cette personne a exactement ce qu’il me faut.”
Et puis entre nous, soyons francs : les gens qui passent leur temps à détester le fait même de vendre sont souvent ceux qui ne créent rien, ne payent rien… mais veulent tout gratuit.
Et tu veux vraiment te brider pour eux ? Non. Merci.
Assume. Affiche. Parle de ce que tu vends.
Tu sais, si tu avais publié un livre, tu ne dirais pas : “Oh pardon, j’ai un petit truc qui sort cette semaine, mais surtout ne le lis pas hein…” Non ! Tu serais fier. Et tu aurais raison. Et bien une formation, un produit digital, un accompagnement… c’est pareil.
Tu peux en parler dans tes contenus, dans ta bio, dans tes emails, dans ton podcast. Partout où c’est pertinent. Et plus tu le fais avec clarté et sérénité, plus tu rends la chose évidente.
6. Ne délègue pas toute ta vente à l’IA (sérieusement)
Elle est là, elle est puissante, elle est rapide… et elle est super tentante. Quand tu bloques sur ta page de vente, que tu ne sais pas par où commencer, que tu n’arrives pas à structurer tes idées… tu pourrais très bien dire : “Allez hop, GPT, débrouille-toi avec ça. Moi je vais faire du thé.”
Mais : ça, c’est le meilleur moyen d’écrire une page de vente molle, générique, fade, sans personnalité.
Tu sais, le genre de texte qui pourrait être écrit par n’importe qui, pour n’importe quoi, et que ton audience va zapper en 3 secondes.
Attention, je ne suis pas du tout anti-IA. Au contraire.
Je l’adore. Je bosse avec. Je la propose même dans mes formations. Mon assistant de rédaction de pages de vente, GPT PDV, est un outil que j’ai conçu pour ça. Pour t’aider à structurer, clarifier, et formuler tes idées.
Mais attention : l’IA n’est pas un remplaçant. C’est un coéquipier.
Le problème, c’est que la plupart des gens utilisent l’IA comme une solution miracle. Ils balancent trois infos : “J’ai une formation sur X, avec 4 modules. Fais-moi une page de vente.” Et ils s’étonnent que le résultat soit un gloubiboulga marketing ultra-formaté, qui n’a ni ton, ni vie, ni impact.
Tu veux savoir pourquoi ça ne marche pas ?
Parce que tu viens d’annuler TOUS LES PRINCIPES qu’on vient de voir :
Tu n’es plus authentique
Tu ne racontes pas ton histoire
Tu changes de costume
Tu crées une vente “moment” au lieu d’un système
Et tu te caches derrière un robot
Bref, tu deviens invisible.
Alors oui, utilise l’IA. Mais fais-le intelligemment.
Collabore avec elle. Réponds aux bonnes questions. Apporte ton vécu. Injecte ta voix. Corrige. Ajuste. Reprends la main.
Et si tu veux voir à quoi ça peut ressembler concrètement, je t’invite à tester GPT PDV. C’est un outil que j’ai créé justement pour t’aider à faire tout ça, sans te faire remplacer. Parce que tu es irremplaçable.
Et c’est toi que ton audience veut lire. Pas un prompt sorti du chapeau.
Non, il n’y a pas de formule magique à la vente (et c’est une bonne nouvelle)
Peut-être qu’en cliquant sur cet article, tu t’attendais à trouver un modèle de page de vente tout prêt, un schéma AIDA, des phrases à recopier, une checklist de trucs à dire et dans quel ordre. Une sorte de recette miracle pour “vendre sans effort”.
Mais non.
Parce que — tu l’as compris si tu es encore là — la vente, ce n’est pas une formule. C’est un fil rouge qui traverse ton contenu, ton énergie, tes convictions, ton produit.
Et la seule “magie” qui fonctionne vraiment, c’est celle qui repose sur la clarté, la confiance, la cohérence. C’est en restant toi-même, en parlant de ce que tu crées avec fierté, et en construisant un système durable que tu réussiras à vendre de manière saine. Pour toi, et pour les gens qui achètent chez toi.
Alors oui, les templates, les frameworks, les outils… tout ça peut t’aider. Mais ça ne remplacera jamais ta voix.
Utilise-les avec intelligence. Intègre les principes qu’on a vus ensemble. Et surtout, n’oublie pas : tu n’as pas besoin de devenir insupportable pour vendre.
Si tu veux aller plus loin :
Tu peux prendre une consultation avec moi, on regardera ensemble comment écrire une page de vente qui te ressemble.
Tu peux aussi tester GPT PDV, mon assistant de rédaction, qui t’aide à écrire tes pages de vente… sans vendre ton âme au dieu des slogans creux.
Et surtout, continue de créer. Continue de croire en ce que tu fais. Parce que si tu es là, c’est que tu as déjà tout ce qu’il faut pour le faire bien.
Et maintenant ?
Il y a 3 façons de travailler avec moi, selon ton budget et ce que tu veux faire :
99€/h
Recevoir de l'aide
avec la consultation
Si tu as besoin d'un œil d'expert, de trouver une solution à un problème spécifique ou de définir si Podia est le bon choix pour toi.
199€
Apprendre à faire
avec la formation Podia Hub
Si tu as envie de faire seul, ou que tu n'as pas le budget pour faire faire, mais que tu veux un site pro et efficace pour vendre tes produits digitaux.
à partir de 900€
Déléguer la création
à une Podia Pro
Si tu n'as pas envie de perdre de temps à créer ton site toi-même, que tu veux un rendu pro rapidement et que tu as le budget pour déléguer à une Podia Pro.
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