• Oct 16, 2025

Comment (re)prendre plaisir à créer du contenu

    Il y a quelques semaines, je te parlais d'un piège courant quand on veut vivre de son activité en ligne : créer du contenu pour créer du contenu.

    Faire comme "il faut", c'est souvent l'une des raisons pour lesquelles, même quand tu fais "tout bien" dans ton business, bah… ça ne décolle pas vraiment.

    On en vient à croire que le contenu est une tâche, un passage obligé pour emmener les gens vers leur produit ou leur offre. Sauf que le contenu, c'est le cœur du truc. C'est la première étape du business, pas un bonus qu'on colle à la fin.

    Et quand ça devient une tâche à faire, plutôt qu'un vrai moment de partage ou de transmission, eh bien soyons honnêtes : souvent, c'est nul. Le contenu est plat, l'énergie n'y est pas, et on sent que la personne est là à reculons.

    Le pire, c'est que toi aussi, tu le sens quand tu crées du contenu comme ça. Tu sens que tu ne prends plus de plaisir. Que t'as perdu le sens. Et que tu ne fais plus que du bruit.

    Mais créer du contenu, ça devrait être un plaisir.

    Et si ce n'est plus le cas — si c'est devenu une corvée — alors c'est là que les choses commencent à se dégrader.

    Donc aujourd'hui, on va parler de comment on (re)trouve le plaisir. Je vais te dire comment moi je tiens depuis plus de dix ans à créer du contenu toutes les semaines, parfois plusieurs fois par semaine, dans des domaines aussi variés que les langues, le marketing, la littérature…

    Et surtout, je vais te montrer comment, encore aujourd'hui, je le fais par choix et non par contrainte.


    Le principe fondamental : créer d'abord pour soi

    Il y a un seul principe fondamental que j'aimerais que tu gardes en tête — et qui va traverser tout ce que je vais te dire aujourd'hui — c'est celui-ci : tu devrais d'abord créer pour toi.

    C'est pas forcément logique comme idée. On entend d'ailleurs souvent l'inverse.

    Mais à mes yeux, c'est un des principes les plus importants de la créativité. Et on oublie trop facilement que créer du contenu, c'est un acte de création, justement. Et qu'un acte de création, ça a besoin d'un minimum de… ben, de créativité, en fait.

    Sauf que dans le monde du contenu — surtout celui qu'on consomme quand on cherche à "bien faire" — on est vite aspiré dans l'inverse. On nous parle de :

    • stratégie,

    • de persona,

    • d'étude de marché,

    • de formats qui marchent,

    • de rencontrer les gens là où ils sont.

    Et tout ça n'est pas inutile, évidemment. Oui, quand on crée quelque chose, c'est aussi pour le partager, pour que ça touche les gens.

    Mais si ce que tu crées ne te sert pas à toi en premier, si tu fais les choses juste pour les autres, alors il y a un vrai danger.


    Pourquoi j'insiste là-dessus

    Et ça, je le dis en connaissance de cause.

    Parce que moi, je me suis longtemps perdue dans ce que les autres attendaient de moi. J'ai passé une bonne partie de mon adolescence, et même de ma vingtaine, à essayer de répondre à ça. À me construire en fonction du regard extérieur.

    Et ce que j'ai appris, c'est que c'est très facile de s'y perdre.

    En plus, quand on est tout le temps dans "je vais faire ce que les autres veulent", "je vais donner", "je vais répondre", on attire aussi des gens qui en demandent trop. Parfois sans s'en rendre compte.

    Et on se retrouve à produire du contenu pour nourrir des attentes qu'on n'a pas choisies. Des attentes qui, souvent, sont beaucoup plus grandes que ce qu'un humain peut soutenir sur la durée.

    On nous demande très vite de devenir un ChatGPT humain.

    De devenir quelqu'un qui "sert", qui "explique", qui "répond à une problématique". Mais toi, t'es pas GPT. T'es pas Google. C'est pas normal qu'on attende ça de toi.

    Et soyons honnêtes : même si tu réussis à atteindre un certain "succès" comme ça… ce sera un succès chiant. Et personne n'a envie de ça. Toi non plus. Si t'es en train de lire cet article, c'est que tu veux pas ce genre de victoire-là.


    La vraie équation du succès durable

    Retiens bien : le but, c'est de créer quelque chose qui te sert, et tenir sur la durée.

    Si tu sors un ou deux contenus, que t'as mis tout ton jus là-dedans, et que derrière t'es en burn-out ou en perte de sens… c'est terminé. T'as perdu. Tu ne peux pas construire un business là-dessus.

    Donc oui, ton boulot, c'est aussi de gérer ta propre motivation.

    De créer un espace dans lequel tu vas pouvoir continuer à créer.

    Et pour ça, il faut que le contenu te nourrisse toi. C'est pas un luxe, c'est pas un caprice. C'est une nécessité.


    Remettre la technique à sa place

    Pour moi, la première vraie façon de créer pour soi, c'est de se reconnecter à ce qui nous anime vraiment. Pas ce qui est "utile". Pas ce qui est "tendance". Pas ce que "l'algorithme attend de nous".

    Mais ce qui te remue, toi.

    Ce qui te dérange. Ce qui t'obsède. Ce qui te donne envie de parler. Ce qui te fait vibrer.

    Et ça peut paraître tout bête dit comme ça, mais c'est quelque chose qu'on oublie vite. Très vite.


    Le piège de la forme avant le fond

    Quand tu entres dans le monde de la création de contenu — ou que tu essaies d'en vivre — on te pousse à t'intéresser à tout sauf au fond.

    • On te dit de choisir un format (blog, podcast, vidéo…).

    • Puis on te dit qu'il faut apprendre les bonnes pratiques : le SEO, les tags, les métadescriptions, les analytics, les "meilleures heures de publication"…

    Bref, une to-do list de la forme.

    Et là, tu tombes dans le piège classique : tu bosses énormément sur des choses techniques, en pensant que c'est là que tout se joue.

    Tu te dis que si tu maîtrises le SEO, ton article va performer. Que si tu respectes tous les codes de YouTube, ta vidéo va buzzer. Que si tu suis toutes les bonnes pratiques, tu vas enfin avoir des résultats.

    Mais en vrai… c'est pas là que ça se passe.

    Le fond d'abord. Toujours.

    Ce que tu dis, pourquoi tu le dis, la façon dont tu le ressens : c'est ça qui accroche. C'est ça qui crée un lien. Et la technique ? C'est juste un amplificateur.


    Mon exemple personnel

    Mettre le fond en priorité, ça veut aussi dire que la forme est secondaire. Ce qui ne veut pas dire qu'elle est inutile — mais qu'elle vient après. Elle vient servir ce que tu veux dire, pas l'inverse.

    Et pour te donner un exemple perso : tu es peut-être en train d'écouter cet épisode de podcast sur YouTube, sur Spotify, peut-être même que tu le lis sur mon blog. Et très franchement, je pourrais avoir beaucoup plus de vues si je mettais ma tête sur YouTube. Mais… j'en ai pas envie.

    Pourquoi ? Parce que ça ne m'anime pas. Parce que le montage vidéo me saoule.

    Et parce que je sais qu'à chaque heure passée à couper une vidéo, je pourrais être en train de réfléchir à de nouveaux contenus, te créer des formations, lire des choses inspirantes pour ensuite te les partager.

    Et ça, ça m'anime. Vraiment.

    Donc je fais le choix conscient de ne pas faire ce qui est "optimisé" par rapport à la forme, pour pouvoir rester fidèle à ce qui m'allume à l'intérieur. Et je te recommande chaudement de faire pareil.


    Les plateformes ne sont pas tes amies

    YouTube, Instagram, Twitter, Substack, LinkedIn… ne sont pas tes amis. Ce sont des casinos numériques.

    Des environnements optimisés pour te rendre dépendant, pour te faire croire que la valeur de ce que tu crées dépend des vues, des likes, des commentaires. Et dans tout ça, c'est très, très facile de perdre de vue l'essentiel.

    De commencer à te dire :

    • "Oh, j'ai moins de vues que la semaine dernière."

    • "Ce contenu-là a mieux marché, donc il faut que je refasse pareil."

    • "Si ça n'a pas performé, c'est que ça ne valait rien."


    Les métriques mentent

    Mais on oublie un truc : les vues ne déterminent pas la valeur.

    Elles ne sont même pas fiables. Ce n'est pas parce qu'une vidéo fait 1 500 vues qu'il y a 1 500 personnes qui ont vraiment entendu ton message. Ce n'est pas parce que ton post a été "vu" que ton message a été reçu.

    Moi, j'ai des podcasts, des articles, des vidéos qui ne font pas beaucoup de vues. Et pourtant, je vis de mon activité. Pourquoi ? Parce que je reste fidèle au fond. Parce que je choisis mes plateformes avec soin. Et surtout parce que je ne confonds pas la performance visible avec la pertinence réelle.

    Et ça, ça change tout.

    Parce que c'est ça aussi, un point fondamental : chaque plateforme a ses dogmes.

    • Sur YouTube, il faut capter l'attention à tout prix. Faire des vidéos rythmées, divertissantes, avec des effets, du storytelling, du montage.

    • Sur Instagram, tout doit être joli, parfait, brandé.

    • Sur Substack, c'est plus libre, mais il y a aussi une forme de pression — parfois implicite — sur le ton à adopter. Un côté un peu anti-réussite financière, "l'art c'est noble, mais pas rentable", qui peut devenir un peu pesant.

    • Sur Twitter, c'est… disons, intense. Textuel, oui, mais souvent agressif, saturé, très peu propice à une pensée longue ou nuancée.

    Et là où ça devient dangereux, c'est quand tu t'investis trop dans une plateforme, au point de te modeler à elle. Tu te retrouves à créer non pas ce que tu veux, mais ce que la plateforme récompense. Et là, tu n'es plus dans la création. Tu es dans l'adaptation constante. Tu deviens une pièce du système.


    Il n'y a pas de règle sacrée

    Tout ça m'amène à un autre principe fondamental : il n'y a pas de règle sacrée quand tu crées du contenu.

    Et même, plus largement : quand tu crées, tout court.

    C'est tout le principe de la création, justement : il n'y a pas de chemin unique.

    Oui, bien sûr, il existe des principes utiles. Quand tu veux persuader, vendre, il y a des choses qu'il vaut mieux connaître. Mais même là, ça ne fait pas tout. Parce qu'au-delà des grands principes… personne ne sait vraiment ce qu'il fait.


    Personne n'a la formule magique

    Et ça, c'est important à se rappeler. Parce qu'on a tendance à croire que "les autres" savent. Que "les autres" ont un plan. Que "les autres" ont trouvé la formule. Mais regarde bien : il y a autant de chemins de création et de réussite qu'il y a de créateurs.

    Et certains réussissent en faisant tout "mal" selon les standards.

    Alors l'essentiel, ce n'est pas de trouver les bonnes règles à suivre, ni de copier les bons formats, ni de cocher toutes les cases de l'infoprenariat moderne.

    Et dans cette logique-là, tu as le droit de tout tester. Surtout au début, quand tout est encore ouvert, quand tu n'es pas coincé dans une attente de performance.

    Bien sûr, on a tous commencé en s'inspirant des autres. Tu vois ce que machin fait sur YouTube, ce que bidule fait en podcast, tu te dis "tiens, peut-être que je devrais faire pareil." Et c'est ok.

    Mais ce n'est pas parce que quelqu'un d'autre fait des mini-documentaires de trois heures, ou des podcasts quotidiens, ou des vidéos ASMR sur le marketing, que toi, tu dois suivre ce format-là.

    Il n'y a pas de règles sacrées.


    Garde ton processus vivant

    Ce que tout ça m'a appris — et que j'ai mis très longtemps à comprendre (parce que je suis le genre de personne qui adore collectionner, compiler, structurer…) — c'est qu'un vrai processus créatif ne peut pas être figé.

    Un processus créatif, si tu veux qu'il dure, doit rester vivant.

    Et être vivant, ça veut dire quoi ?

    • Ça veut dire changer.

    • Ça veut dire revenir à zéro.

    • Faire du tri.

    • Archiver.

    • Recommencer.

    C'est une nécessité.


    Les idées ont une date de péremption

    Si tu crées depuis plusieurs années, tu as probablement une liste d'idées longue comme le bras. Des idées de contenus, de formats, de projets, de produits. Et sur le moment, quand tu les as notées, elles t'ont traversé comme un éclair. Tu t'es dit : "Waouh, ça, c'est une idée en or."

    Sauf que… quelques semaines, quelques mois plus tard ? Tu la relis, et plus rien.

    Je crois vraiment à ça : les idées ont une date de péremption émotionnelle. Si tu n'agis pas dessus quand l'énergie est là, tu la perds.

    Et vouloir absolument "recycler" une idée que tu as eue il y a six mois juste parce que tu te souviens d'avoir été enthousiaste… ça ne marche pas. Tu ne peux pas forcer l'excitation. Tu ne peux pas ressusciter artificiellement une vibe.

    Et ce n'est pas du gâchis de laisser tomber une idée. C'est de l'hygiène créative.

    Je réfléchis beaucoup à ça en ce moment : qu'est-ce que ça veut dire, avoir une bonne hygiène créative ? Comment on entretient son feu intérieur, comment on garde la joie de créer ? Et une partie de la réponse, je pense, c'est de savoir reconnaître quand une idée est morte. Et de la laisser partir.


    La vraie constance

    Je sais qu'on parle beaucoup de constance dans le monde du contenu. Il faut "poster toutes les semaines", "être régulier", "ne jamais lâcher".

    La constance créative, c'est la capacité à changer régulièrement.

    D'ailleurs, tous les infopreneurs que je connais et qui tiennent sur le long terme, ils sont passés par des changements profonds. Ils ont arrêté la vidéo. Ou lancé une newsletter. Ou laissé tomber leur podcast. Et parfois, il y a même des moments collectifs où plein de gens changent en même temps. Comme s'il y avait quelque chose dans l'air.

    Et c'est bien. Ça donne un grand coup de balai dans notre business, dans notre manière de créer.

    C'est ça qui te permet de continuer. C'est ça qui te permet d'aimer encore ce que tu fais, des années après.


    Revenir au jeu (et à la beauté de l'inutile)

    Et enfin… peut-être le principe le plus sous-estimé de tous, c'est celui-là : revenir au jeu.

    Pourquoi est-ce qu'on en parle si peu ? Parce que ça paraît enfantin. Pas sérieux. Pas "business". Mais pour moi, c'est essentiel.

    Si tout ce que tu fais est grave, sérieux, stratégique… ton contenu va devenir grave, sérieux, stratégique. Et peut-être que c'est ton intention. Peut-être que ton message a besoin de cette posture-là. Mais si tu es à sec, si tu ne ressens plus aucune joie à créer… alors je te le dis franchement : fais une pause.

    Va chercher cette joie ailleurs.

    Va la chercher :

    • dans un film, un bon (ou mauvais) bouquin,

    • dans une discussion au bar avec des copains (ou pas),

    • dans un jeu de société, un cours de poterie, une balade sans téléphone,

    • ou juste dans un bon fou rire devant une vidéo de chat idiot.

    Il y a un passage que j'aime beaucoup dans Cyrano de Bergerac, d'Edmond Rostand. Juste avant de mourir, Cyrano dit : "On ne se bat pas dans l'espoir du succès ! Non, non, c'est bien plus beau lorsque c'est inutile."

    Parce que si tu ne joues plus, tu ne crées plus vraiment. Tu produis.

    Et ça se sent.


    Construire ta propre vision

    Tout ce dont je viens de te parler, au fond, ça tourne autour d'une seule chose : construire ta propre vision du monde. Cette espèce de boussole personnelle qui alimente tous tes contenus, qui leur donne du sens, qui fait que tu as quelque chose d'unique à dire.

    C'est ma bataille personnelle depuis des années. Et c'est aussi ce qui me permet de continuer à créer avec plaisir, même après tout ce temps.

    Et si c’est un sujet que tu veux creuser — je prépare une formation là-dessus. Elle sort le 21 juillet. Tu peux déjà l’acheter si tu veux, ou rejoindre la newsletter pour être prévenu à la sortie. Il y aura une petite offre de lancement sympa.

    Le succès durable, ce n'est pas de cocher toutes les cases du parfait infopreneur. C'est d'aimer suffisamment ce que tu fais pour continuer même les jours difficiles.

    Et ça, ça commence par créer d'abord pour toi.

    Et maintenant ?

    Il y a 3 façons de travailler avec moi, selon ton budget et ce que tu veux faire :

    99€/h

    Recevoir de l'aide

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    Témoignages

    Ce que mes clients disent

    Sur ce blog, on parle technique, mais la partie créative est toute aussi importante !

    C'est pour ça que j'anime une newsletter, Les Papiers, dans laquelle je t'envoie des idées, des histoires, des opinions pour t'aider à développer ton activité en ligne, sans y perdre toute ton énergie.