- Oct 16, 2025
Pourquoi l’automatisation ne te rendra pas forcément plus productif (et peut même te ralentir)
Si tu me suis depuis un moment, ce titre peut te sembler un peu étrange. Après tout, j’utilise énormément d’outils pour travailler plus vite, et l’automatisation fait clairement partie de mon quotidien. Mais attention, quand je parle d’automatisation, je ne parle pas forcément d’un enchaînement ultra-technique de workflows avec Zapier ou Make.
Non, moi, je mise sur des outils comme Podia pour automatiser l’envoi d’e-mails ou Notion pour structurer mon système de productivité avec quelques règles automatiques bien placées. Bref, j’aime optimiser, mais je ne cherche pas à tout automatiser.
Et pourtant, je vois de plus en plus de personnes qui arrivent en coaching avec cette idée en tête : “Si j’automatise tout, mon business va tourner tout seul et je n’aurai plus rien à faire.” Spoiler : ce n’est pas comme ça que ça marche.
Si tu fais partie de ceux qui pensent que ton business peut fonctionner en mode pilote automatique, je vais être cash : un business en ligne, c’est du boulot. C’est un système qui demande des ajustements permanents, des tests, de l’adaptation. Tu ne peux pas tout déléguer à des robots.
Mais même si tu es conscient que l’automation ne remplacera pas totalement ton travail, tu te demandes peut-être quelles parties de ton activité tu devrais automatiser. Et surtout, lesquelles tu devrais éviter d’automatiser sous peine de te retrouver piégé dans un système trop rigide.
C’est exactement ce qu’on va voir dans cet article.
Pourquoi l’automatisation peut être un piège
L’idée d’un business qui tourne tout seul, avec des systèmes automatiques qui envoient des emails au bon moment, qui anticipent les réactions des clients grâce à la psychologie humaine… C’est un rêve qu’on nous vend souvent. Certains entrepreneurs en parlent comme si le business était une science exacte, une formule magique à suivre à la lettre.
Sauf que le business, ce n’est pas une science exacte. C’est même tout le contraire. C’est un travail artisanal, presque artistique. Il faut savoir s’adapter, sentir le bon moment pour sortir un contenu, répondre aux clients en direct, ajuster son message. Bref, être réactif et humain.
L’illusion du tunnel de vente parfait
Quand on veut tout automatiser, on imagine souvent un parcours ultra-précis :
Quelqu’un tape un mot-clé sur Google.
Il tombe sur ton article de blog.
Il télécharge ton lead magnet.
Il reçoit une séquence email ultra-optimisée.
Il achète ton produit.
Dans l’idéal, oui, ça marche comme ça. Mais en réalité, non.
Les gens ne suivent pas un chemin tout tracé. Certains vont lire ton article sans télécharger quoi que ce soit. D’autres vont vouloir en savoir plus sur toi avant de laisser leur email. D’autres encore vont télécharger le lead magnet mais ne seront pas prêts à acheter (pas le budget, pas le bon moment, pas encore convaincus).
Si tu cherches à tout automatiser pour capter tout le monde, tu vas rapidement te retrouver avec une usine à gaz ingérable :
Des tonnes de lead magnets.
Des dizaines de tunnels de vente.
Des centaines de séquences email qui s’entrecroisent.
Des clients qui reçoivent trop d’emails et se désabonnent.
Un système qui devient un casse-tête technique à maintenir.
Résultat ? Tu passes ton temps à gérer tes automations au lieu de gérer ton business.
Revenir à un système plus simple et plus humain
À l’inverse, imagine un système plus fluide :
Une seule ou quelques séquences email bien pensées.
Un système qui nourrit une liste email principale.
Des emails envoyés en temps réel, écrits au fil de l’eau, avec un vrai contact humain.
Oui, ça demande du travail régulier. Mais c’est bien plus simple à gérer et bien plus efficace. Les gens ressentent l’authenticité, ils s’attachent à toi, et c’est ça qui crée la vraie relation… bien plus qu’une séquence automatisée qui tourne en boucle.
Moralité : l’automatisation, c’est bien… mais pas partout, et surtout pas au point de perdre toute flexibilité.
Automatiser son organisation : souvent, une perte de temps
L’autre gros problème de l’automatisation, c’est quand on cherche à optimiser son organisation à l’extrême.
Avec des outils comme Make, Zapier ou Notion, il est techniquement possible de créer des systèmes ultra-sophistiqués. Par exemple, un système qui te génère automatiquement les tâches précises à faire chaque jour, en fonction de tes projets en cours, avec des échéances dynamiques qui s’adaptent au fil du temps.
Sur le papier, ça paraît génial. Dans la réalité… c’est une usine à gaz.
Un système trop complexe à mettre en place
Les personnes qui réussissent à automatiser leur organisation commencent souvent avec un modèle tout fait, et à partir de là, elles tentent de personnaliser le tout pour l’adapter à leurs besoins.
Sauf que si tu pars de zéro et que tu ne maîtrises pas encore bien l’outil, tu vas très vite te décourager.
Pourquoi ?
Modifier un système automatisé, c’est galère. Tu veux changer un truc ? Il faut souvent tout revoir.
Les outils évoluent sans cesse. Il y a toujours des nouvelles mises à jour, des nouvelles fonctionnalités à apprendre.
Tu passes plus de temps à gérer ton organisation qu’à réellement t’organiser.
À force, tu finis par bosser sur ton système de productivité au lieu de bosser grâce à lui.
L’illusion du gain de temps
On te vend souvent l’automatisation comme un levier pour économiser du temps. Par exemple :
“Cette automatisation va te faire gagner 10 heures par mois !”
OK, super. Mais combien de temps as-tu passé à la mettre en place ?
Le premier mois, tu passes deux fois plus de temps à créer ton système qu’il ne t’en aurait fallu pour faire les tâches manuellement.
Ensuite, tu réalises que l’automatisation n’est pas si fluide : il y a des bugs, ça ne marche pas toujours comme prévu.
Un mois plus tard, tu changes ta manière de travailler… et ton système ne suit plus. Il faut tout refaire.
Résultat : tu passes ton temps à bricoler ton organisation au lieu de simplement avancer sur ton travail.
Une automatisation inutile pour la plupart des solopreneurs
Soyons honnêtes : si tu es solopreneur ou que tu as une petite équipe, tu n’as pas besoin d’un système ultra-complexe.
Oui, les moyennes et les grosses entreprises ont besoin d’automatisations avancées pour gérer :
Des commandes venant de plusieurs sources.
Des facturations automatisées.
La gestion de stocks et de prestataires externes.
Mais si ton business tourne autour de la création de contenu, du coaching, ou de la vente de formations en ligne… faire les choses manuellement est souvent plus rapide.
Des outils capricieux et pleins de bugs
Enfin, il y a la réalité des outils d’automatisation (sans parler des prix) :
Ce n’est pas naturel. Ça demande un effort mental énorme pour penser chaque workflow de manière logique.
Il y a toujours des bugs. Un truc qui ne fonctionne plus du jour au lendemain sans raison apparente.
Le langage de ces outils est un cauchemar. Même en anglais, même avec Google ou l’IA, comprendre pourquoi ton automatisation ne marche pas peut devenir un casse-tête.
Ce n’est pas FLEXIBLE. Tu t’enfermes dans un système, qui n’accepte pas les exceptions.
La bonne approche : simplicité et flexibilité
L’objectif, ce n’est pas de rejeter l’automatisation en bloc. C’est d’avoir un système simple, flexible et qui te correspond vraiment. Plutôt que de vouloir tout automatiser à outrance, mise sur des petites automatisations subtiles et utiles. Celles qui te font vraiment gagner du temps, sans t’enfermer dans un système trop rigide.
Parfois, un bon vieux tableau Notion manuel ou une simple to-do list papier sont plus efficaces qu’un système ultra-sophistiqué.
Les trois types d’automatisations utiles (et comment les prioriser)
L’automatisation n’est pas un mal en soi. Bien utilisée, elle peut réellement simplifier ton travail et te faire gagner du temps. Mais toutes les automatisations ne se valent pas.
Il y a trois types d’automatisation qui valent le coup dans un business en ligne :
Les automatisations indispensables → Celles qui font tourner ton business de manière fluide et fiable.
Les automatisations qui te font gagner du temps au quotidien → Petites, rapides à mettre en place, elles simplifient la vie.
Les automatisations “bien à avoir, mais c’est pas trop grave si ça ne fonctionne pas comme il faut” → Plus complexes, elles peuvent être utiles, mais elles ne doivent pas être essentielles à ton fonctionnement.
Les automatisations indispensables
Ce sont celles qui permettent à ton business de fonctionner sans que tu aies besoin d’intervenir. Elles sont fiables et intégrées directement aux outils que tu utilises.
Quelques exemples :
Les emails automatiques. Ex : Un email de bienvenue envoyé dès qu’une personne s’inscrit à ta newsletter (avec Podia par exemple, ou MailerLite). C’est un indispensable : tu ne vas pas envoyer un email à la main à chaque nouvel abonné.
Les intégrations natives. Publier automatiquement tes nouveaux articles de blog sur d’autres plateformes. Si l’outil propose déjà cette fonctionnalité, autant l’utiliser !
Les outils qui centralisent l’information. Ex : Readwise (qui stocke automatiquement tes notes et surlignages depuis tes lectures). Pas besoin d’aller copier-coller des citations à la main, tout se synchronise tout seul.
Ces automatisations sont fiables, faciles à mettre en place et elles suppriment des tâches répétitives sans complexifier ton système.
Il faut simplement maîtriser les bases d’outils comme Podia.
Les automatisations qui te font gagner du temps au quotidien
Celles-là ne sont pas indispensables, mais elles t’apportent du confort et de la fluidité dans ton travail. Elles sont simples à mettre en place et marchent à 100% du temps.
Quelques exemples :
Dans Notion : un bouton “Publié” sur ton article de blog. Ça change le statut de ton article en “publié” et enregistre la date automatiquement. Un clic au lieu de deux actions manuelles.
Les raccourcis Apple (Shortcuts). Ex : Un bouton “Bonne nuit” qui lance une playlist de sons de pluie sur Spotify et l’éteint après 1h30. Un geste au lieu de plusieurs.
Les GPT personnalisés (techniquement pas des automations, mais ça a le même effet). Ex : un GPT personnalisé pour tes ballades de brainstorming.
Pourquoi c’est intéressant ? Parce que ces petites automatisations te simplifient la vie sans te prendre la tête. Elles sont faciles à mettre en place, fiables, et te font gagner quelques secondes à chaque fois.
Si tu veux t’intéresser à l’automatisation, c’est par là qu’il faut commencer.
Les automatisations “bien à avoir”, mais pas critiques
Ici, on parle d’automatisations plus complexes, qui peuvent être pratiques, mais qui ne doivent pas être au cœur de ton système.
Ce sont souvent des automatisations qui impliquent des outils externes comme Zapier, Make, ou des formules avancées sur Notion. Elles sont utiles, mais elles demandent :
Un temps de mise en place non négligeable.
Une maintenance régulière (car elles peuvent casser).
Une flexibilité, car elles ne marchent pas toujours à 100%.
Quelques exemples :
Calculer automatiquement le chiffre d’affaires d’un client dans Notion. C’est cool, mais si ça ne marche pas, c’est pas la fin du monde. Je te montre ça dans ma formation Notion Master.
Envoyer une demande de témoignage X jours après un achat. Pratique, mais si l’automatisation bug, tu peux toujours relancer le client toi-même.
Pourquoi c’est une catégorie à manier avec prudence ?
Parce que ces automatisations demandent du suivi et du débogage. Elles peuvent être un vrai plus, mais elles ne doivent pas être un frein si elles ne fonctionnent pas.
Comment prioriser tes automatisations ?
Commence par les indispensables → Emails automatiques, intégrations natives. Tu en as besoin pour faire tourner ton business.
Ajoute ensuite des automatisations qui te font gagner du temps au quotidien → Des petits raccourcis qui simplifient ta vie.
Expérimente avec des automatisations avancées, mais ne rends pas ton système dépendant d’elles.
L’automatisation doit te servir, pas devenir une charge mentale supplémentaire.
Et maintenant ?
Il y a 3 façons de travailler avec moi, selon ton budget et ce que tu veux faire :
99€/h
Recevoir de l'aide
avec la consultation
Si tu as besoin d'un œil d'expert, de trouver une solution à un problème spécifique ou de définir si Podia est le bon choix pour toi.
199€
Apprendre à faire
avec la formation Podia Hub
Si tu as envie de faire seul, ou que tu n'as pas le budget pour faire faire, mais que tu veux un site pro et efficace pour vendre tes produits digitaux.
à partir de 900€
Déléguer la création
à une Podia Pro
Si tu n'as pas envie de perdre de temps à créer ton site toi-même, que tu veux un rendu pro rapidement et que tu as le budget pour déléguer à une Podia Pro.
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